indexPendant ces vacances, j'avais emmené trois livres : Limonov (que j'avais tant envie de lire), le président des riches (je crois que je ne l'ai pas sorti de mon sac) et celui ci.

J'ai tout d'abord été assez décue, je m'attendais à autre chose, genre, qu'est ce qui se joue quand je choisis telle couleur pour mon salon, qu'est ce que cela révèle de nous, ... je rêvai pouvoir faire ca : http://www.psycho-ressources.com/bibli/un-psy-dans-mon-salon.html.

En fait ce livre est assez théorique, mais assez interessant tout de même.

Et comme pour "l'art de la simplicité", ce livre agit après : c'est le deuxième effet kiss cool chez moi!

 

J'ai jeté tous mes magazines de déco. Il y en avait tellement que j'ai déversé 4 brouettes de magazines dans le coffre de ma voiture, puis je les ai tous jeté dans le bac de tri.

J'étais pourtant contente de mes magazines, cela faisait presque 6 ans que je les gardais tous, et je trouvais très beau mon étagère remplie de tranches blanches égrenant les différents mois. Maintenant toute vide, l'étagère est très moche.

Mais plus je vidai le coffre de ma voiture, plus je me sentai libre. Oui je sais c'est idiot. C'en était presque euphorique. J'étais légère.

Les couvertures passées de mode défilaient, les mêmes titres chaque été, chaque hiver...

Lire ce livre a provoqué un déclic chez moi. J'ai toujours été perfectionniste, je voulais un intérieur parfait, je voulais tout. Et pour pas cher. Je voulais impressionner tout le monde, je voulais que les gens soient ébahis en arrivant chez moi.

Et du coup je ne faisais rien. Parce que rien n'était assez parfait. Je me disais qu'il y avait toujours mieux.

Faire des choix pour les travaux de la salle de bain m'a été bénéfique également, parce que pressée par mon carreleur / plombier, il a fallu choisir, même si ce n'était pas le mieux. Parce que mon mari a acheté le meuble vasque sur lequel nous avions flashé et qu'en suite je ne fait que douter de cet achat : n'y avait il pas mieux? n'est il pas trop gros pour la salle de bain? je ne trouve de baignoire noire qui serait alors assortie à la vasque (qui est en pierre noire), du coup il aurait peut être mieux valu une vasque blanche? Et que le résultat est magnifique.

J'avais eu des envies premières, que j'avais éliminé à force de réfléchir, mais gardé un peu de côté. En pleine hésitation dans les allées de castorama, je lui ai alors montré mon premier choix, il a aimé, nous avons choisi celui là. Et c'était un très bon choix.

La salle de bain est superbe.

Alors j'ai compris deux choses  (mais je vous avoue ne pas savoir si je les tiendrai sur la durée) : une décoration, doit venir de soi, certes mais surtout et avant tout du lieu. Cette maison je l'ai choisie, c'est donc qu'elle me plaisiait. Ce que je choisi doit s'accorder avec la maison et avec mes envies du moment.

La deuxième chose est je dois suivre mon instinct et ne plus me poser de questions. Que je ne dois pas chercher à refaire ce que je vois dans les magazines, c'est peut être beau, mais ce n'est ni moi, ni ma maison.

 

Mais j'ai surtout compris que je devais assumer le fait d'avoir une belle et grande maison.  Il se trouve que je suis tombée amoureuse d'un homme qui avait trois enfants, j'ai donc quitté un T1 en ville pour une vielle maison de 160m² à la campagne.

Mes copines commencent tout juste à quitter leurs apparts pour des maisons de 90 m² de plain pied. Le décalage entre ce que j'aurai du vivre et ce que j'ai vécu était trop grand. Ma maison trop belle. Je n'assumais pas.

Mais maintenant, j'ai compris que j'étais adulte, que je n'avais volé personne et j'aime ma maison.

Et j'ai jeté tous mes magazines...